Un leadership déficient…

« The role of leadership is to sacrifice yourself so that others may gain,

In the world of Today, we sacrifice others so that we may gain… »

-Simon Sinek

J’ai pas mal de misère avec la façon que notre société moderne a permis de laisser le statut de leader se dégrader d’une telle façon…

À en juger par les propos entendus dans les derniers temps, je ne suis pas le seul à vivre une situation de leadership de « marde ». Tu sais, cette situation où une personne d’autorité (j’ai voulu dire confiance ici, mais le mot n’est pas approprié dans le contexte), une personne qui est responsable de la sécurité de ton emploi, d’une partie de tes revenus (à partir de quoi on peut découler toutes les choses qui sont affectées par l’effet boule de neige) et que cette personne décide que tu n’a plus ta place sans que tu puisse donner ton point de vue… Juste un « Merci, bye! »
Dans mon cas aujourd’hui, pour rajouter à l’insulte, c’est le gestionnaire de mon boss qui lui a lancé l’ultimatum: « c’est lui ou c’est toi… »

Ça en dit long sur la détérioration du leadership d’aujourd’hui…

C’est pas surprenant qu’après ça on a tous une dent contre les personnes qui ont un rôle de leadership, on est tous dans la peur de se faire poignarder à nouveau par une personne de « confiance » qui est supposée protéger nos arrières.

Pour citer Simon Sinek: ancestralement, le leader c’est lui qui est chargé de la protection de la tribu. C’est généralement lui le plus fort et le plus rapide pour assurer le rôle de protection. Comme il occupe un rôle important (sécurité), la tribu accepte qu’il soit mieux nourri et qu’il ait le choix de ses concubines pour offrir un environnement où il peut être au top de sa capacité pour affronter le danger… C’est un bon système pour assurer la survie de la tribu.

À l’inverse, si le leader est égocentrique et ne pense qu’à ses propres besoins, c’est normal de voir la discorde s’installer parce que la raison première pour laquelle il a atteint le statut, à savoir offrir la sécurité à la tribul, n’est pas respectée.

On ne choisit pas d’être un leader, on le devient, c’est un statut qui est attribué par le groupe parce qu’il y a un lien de confiance; on a la confiance que cette personne va protéger nos arrières quand « la marde va pogner dans le fan ».

Alors, qu’est-ce qui n’est pas congruent avec le leadership d’aujourd’hui qui crée autant d’irritation et d’insatisfaction?

Les chiffres… (Même le capitalisme a une mauvaise réputation à cause d’un mauvais leadership mais ça c’est sujet à une autre discussion.)

Aujourd’hui, si tu ne remplis pas les quotas, si tu n’es pas conforme au « moule », si tu pose trop de questions (même si c’est pour voir les choses s’améliorer), si l’entreprise doit faire des coupures pour atteindre son budget, alors c’est bien dommage mais tu n’es plus le bienvenue dans cette belle aventure et tu te fais pousser parce que de toute façon il y aura toujours quelqu’un pour faire la job à ta place… (watch out l’estime qu’on a de nous-mêmes après ça).

La chaîne de destruction nourrit la haîne qui vient pourrir l’idée qu’on se fait d’une personne qui est en charge, celle qui détient le statut de leader…

Après ça, pourquoi, comme entrepreneurs, on a de la difficulté à accepter de faire de l’argent?
Parce qu’on veut pas être associés à « eux », on veut pas se ramasser avec cette étiquette là, parce que si on fait beaucoup d’argent, c’est clair qu’on a dû « sacrifier » quelqu’un dans le processus pour atteindre nos gains. Donc naturellement on va s’auto-saboter pour pas arriver à ce point là… Et on tourne en rond… Et on se demande pourquoi on est pas capables de développer nos affaires…

Heureusement que c’est pas partout pareil, des leaders transformationels il y en a. Ils sont peu, mais ils sont là. On a la job difficile, on est vulnérables, on se fait critiquer, on se fait bousculer, on peut même sentir qu’on a pas notre place, mais une chose est sure:

On veut voir le changement positif dans ce monde et on est assez fous pour mettre l’effort nécessaire pour y arriver!

Ça va peut-être difficile de gagner la confiance de la tribu qui a été bafouée par ceux qui ont passé avant nous, mais une caractéristique nous décrit bien: on ne voit aucune raison valable de laisser tomber.

Je m’excuse pour ceux qui ont vu leur confiance ébranlée par des leaders « transactionnels », on est dû pour une vague de changement et c’est le temps de prendre les choses en main.

Les vrais leaders d’aujourd’hui (parce que demain c’est bien trop loin) sont des gens humains qui savent reconnaître la valeur d’une âme et qui vont tout faire pour la protéger et lui offrir un environnement de sécurité afin que cette personne puisse s’épanouir et apporter sa propre contribution au monde.

Ces leaders « transformationnels », il y en a. Recherchez les, ce sont eux qui vont créer des environnements favorables au bien-être et à l’épanouissement.

La transformation commence par la confiance et la protection de la personne à notre gauche et de la personne è notre droite; en leur offrant la sécurité, nous aussi on s’épanouit et c’est là que la chaîne de transformation commence…

J’en rêve…

Et je suis assez fou pour mettre les actions en place pour que ce rêve devienne réalité!

Pour une tribu plus saine…

Quand ce qui est bénéfique devient néfaste…

Même dans la folie, même dans le chaos du quotidien, même dans le désordre apparent d’un développement d’affaires, il y a toujours une minute disponible dans la journée pour prendre une pause et se poser la question, est-ce que ce que je fais est bénéfique et m’aide à avancer ou on commence à prendre une pente descendante au niveau du retour sur bénéfice?

Je prends mon exemple personnel: octobre de cette année remporte la palme du mois le plus intense jusqu’à maintenant depuis que j’ai démarré en affaires en 2015. Je fais tout ce que j’ai de besoin pour faire en sorte que je ne perde pas de morceaux en chemin; le moral est bon et je dose bien sur mes entraînements pour ne pas trop en faire.

Par contre, une blessure survenue la semaine passée vient miner un peu ma capacité à bien gérer mon énergie. La douleur, quelle qu’elle soit, nous demande beaucoup d’énergie, énergie qu’en temps normaux on préfère utiliser ailleurs!

Donc niveaux d’énergie plus bas à cause d’une blessure, je m’expose plus aux risques, je me dis qu’une petite course me ferait du bien pour me changer les idées et changer l’énergie.

Imposer un stress qui excède probablement la capacité d’adaptation, à un corps fatigué qui a autre chose à gérer n’est jamais une bonne chose…

Le résultat?

J’ai mal aux mollets depuis mardi! J’ai jamais mal aux mollets après une course…

Pas être à l’écoute et être un bon observateur, je pourrais blamer la course, mais comme je connais mieux, je blame la fatigue; j’ai poussé trop pour ce que mon corps pouvait gérer cette semaine. Alors pour les prochains jours c’est léger et travail restaurateur pour remonter la capacité d’adaptation.

Soyez attentifs aux messages et vous aurez de meilleurs résultats dans votre entraînement et dans votre vie en général!

Le stress

Je te mentirais si je disais que je suis pas stressé…

Je te mentirais si je disais que je ne sens pas la pression…

Je te mentirais si je disais que je crois que ça va être facile…

La transformation de vient pas dans des périodes de tranquilité, elle vient dans les périodes les plus dures et sombres.

Pour pouvoir évoluer, on doit accepter le fait qu’on doit changer sur le plan individuel.

Laisser aller des vieilles croyances…

En adopter des nouvelles,

« Ne pas prier pour avoir une vie facile,
Mais prier pour avoir la force d’endurer une vie difficile »

-Bruce Lee

Ce n’est pas non plus de regarder passer passivement; un niveau de détachement est nécessaire mais pour vivre pleinement la transformation, il faut être actif, avoir les deux pieds dedans!

Et le plus important de tout, avoir les outils et l’entraînement préalable.

L’état d’esprit est une pièce clef du puzzle mais j’ai beau avoir le bon mindset, sans préparation et sans action, ça vaut rien.

C’est pourquoi quand je sens le poids de la pression et du stress, j’utilise à fond les outils à ma disposition pour garder la tête sur les épaules.

Quels sont-ils? C’est probablement sans surprise…

  • L’activité physique pour alimenter les bons neurotransmetteurs, particulièrement la course en forêt
  • Le froid pour rester « groundé »,
  • L’hydratation – On a besoin d’eau… Plus que ce que l’on croit,
  • L’alimentation – C’est les blocs de base de ce qui se passe dans ton cerveau. Oui, oui ça affecte ton humeur plus que tu le pense!
  • Le repos – Je protège radicalement mon horaire de sommeil
  • La méditation – Apprendre à se poser et relâcher la tension du mental
  • La connection à des personnes de confiances – on est des créatures sociales après tout!

Et toi, qu’est-ce que tu fais pour prendre soin de ta personne quand la pression est élevée?

 

Tabar***…

« C’est dans les moments les plus sombres qu’on a l’opportunité de découvrir qui on est vraiment… »

Je commence cette nouvelle série sur le blog pour partager mon expérience personnelle qui, en toute honnêteté, est bien loin d’être rose et facile. Ne m’y méprenez pas, je ne suis pas en train d’avoir un appel à la pitié pour flatter mon besoin d’attention; je sais où combler mes besoins d’attention. C’est seulement un médium pour potentiellement aider d’autres personnes qui peuvent être dans la même situation ou une situation similaire et qui a besoin d’inspiration pour continuer d’avancer.

On recule de quelques jours, jeudi 20 septembre 2018, une chicane éclate avec ma copine et on est tous deux d’accord que c’est la fin. Je pensais avoir une tête de cochon mais je crois avoir trouvé mon équivalent; ma copine a pris la décision de ne pas lâcher le bâton et je la remercie de l’avoir fait.

Quand tout va mal, quand tu sens que rien avance, quand même ton corps commence à te lâcher, quand ton compte en banque est vide et que les cartes de crédit s’accumulent (et que toutes les tentatives de consolidation de dettes ont échoué dans le passé) et que ta relation de couple est en train de s’évaporer…

 

En chiffres:

Le compte en banque: 101$

Les cartes de crédit: 19 463$

Ben oui, c’est une décision de se lancer en affaires et quand on prends une décision, on doit vivre avec les conséquences. Les investissements et l’apprentissage nécessaire a le potentiel de mettre n’importe qui au tapis dans les premières années, mais c’est aussi de là que les vrais vont faire surface. Je dis souvent que tu ne connais pas quelqu’un tant que tu ne l’a pas vu toucher le fond ou que tu t’es physiquement battu avec.

Être entrepreneur c’est une des voies de développement personnel les plus rapides, mais c’est aussi la plus intense et c’est sans pitié.

Hier, le 25, encore une autre discussion parce que je cherche à m’isoler, à éloigner n’importe qui proche de moi que je pourrais faire souffrir dans ma façon d’être et dans les problèmes financiers; je suis irritable, protecteur de ma personne seulement et tout autour me dérange parce que je le sens comme une résistance qui m’empêche de sortir de cette impasse.

Dans ce moment où j’ai touché un point profond est survenu une prise de conscience; c’est un des point positifs de ma personne, je suis très sensible et articulé sur pourquoi les choses ne fonctionnent pas, haha!

Le « self awareness » est une qualité en or…

La prise de conscience me fait réaliser que dans toute ma vie, j’ai toujours cherché à faire les choses seul parce que c’est dans cet environnement que j’ai grandi. Les adultes autour n’étaient pas là pour me supporter alors j’ai rapidement compris que j’étais la seule personne qui importe. C’est un beau couteau à deux tranchants parce qu’après ça, toute relation intime que tu essaie d’entretenir peut être perçue comme une nuisance à ton accomplissement ou ton bonheur. En plus, quand t’as besoin d’aide, t’aura pas la pensée de tendre la main vers des amis ou des mentors qui peuvent t’aider à changer ton point de vue pour continuer d’avancer.

Heureusement, dans ma grande conscience du pourquoi et du comment, j’ai APPRIS à changer pour arriver à persévérer dans ma mission d’apporter ma contribution sur le monde.

Aujourd’hui une amie m’a demandé si j’étais équilibré, si toutes les expériences que je fais avec mon corps sont saines (elle a vu passer mon expérience récente avec le jeune de 60h). Ma réponse a été systématique, j’opère d’un environnement de conscience et d’expérimentation pour sortir des habitudes malsaines, préprogrammées et malgré que certaines choses peuvent paraître intenses pour le commun des mortels, je trouve très révélateur pour découvrir qui je suis, comment je réagis dans des conditions extrêmes et ensuite comment développer les bons outils pour intervenir quand la marde va réellement pogner dans le fan.

Alors, est-ce que je suis fou on simplement sur mon propre chemin de développement personnel?

Je sais où je vais,

Je ne suis pas une brebis égarée,

Je connais l’impact que je veux avoir dans ce monde,

Je dois seulement évoluer pour apporter ma vraie contribution,

Et le changement peut en effrayer quelques-uns…

Mais je remercie ceux qui sont sensibles, ouverts et qui restent dans la cuisine malgré la chaleur intense.

Ça prend une pression et une chaleur inimaginables pour créer un diamant à partir d’un vulgaire morceau de charbon. L’autre chose que ça prend?

De la patience…