Minute Mobilité #013 – Loaded progressive stretching

« La flexibilité sans la force c’est limitant et la force sans flexibilité c’est limité… »

Aujourd’hui on parle de force, mais plus particulièrement de développement de force à l’intérieur de la flexibilité. C’est vraiment une des façons qui, personnellement, m’attire le plus parce que c’est plus facile d’être motivé à le faire et à voir des résultats, en plus d’avoir des points bonus que tu verra un peu plus bas dans le texte.

Donc quand on regarde la méthode de LPS (loaded progressive stretching), on peut facilement voir comment les protocoles de périodisation peuvent vraiment s’appliquer, sans vouloir enlever ça aux autres techniques de développement de la flexibilité; tu peux très bien appliquer une périodisation à des étirements passifs (périodes d’intensification et de repos pour permettre au corps de récupérer) mais c’est plus concret avec une approche comme le LPS.

Concrètement ce que tu veux faire c’est choisir une position que tu veux développer, comme par exemple ici le « overhead pancake » :

Et ensuite tu trouve une façon de mettre du poids là dedans et ensuite tu enchaîne le mouvement selon les principes d’hypertrophie (8-12 répétitions) et de développement de force (3-6 répétitions), tu veux par contre prioriser la force mais pour une question de coordination de mouvement c’est bien de commencer par hypertrophie.

Le bonus qu’on a avec une approche comme celle là c’est qu’on a une adaptation positive au niveau de tes tendons et ligaments par rapport à la mise en charge progressive, ce qui rend tes articulations plus résistantes aux intempéries de la vie et du sport.

C’est une des approches les plus sécuritaires à travailler compte tenu que tu respecte l’objectif de travailler en amplitude et non pas en surcharge; cherche pas à faire ton 1 rep max dans une amplitude très courte, ça vaut rien ça! Tu travaille ta flexibilité alors travaille ton amplitude complète!

Au delà des principes de base, c’est une question de créativité!

Minute Mobilité #012 – L’étirement isométrique ou PNF

 

« Si le chemin sur lequel tu es est clair, tu es probablement sur celui de quelqu’un d’autre » -Joseph Campbell

Oh que ça parle encore de stretching cette chronique là!

Pour continuer de démystifier les termes du monde de l’étirement

  • PNF (proprioceptive neuromuscular facilitation)
  • Isométrique
  • Contracté/relâché

Ces trois termes sont en réalité la seule et même chose : c’est une technique d’étirement où on utilise la contraction (et dans un niveau plus optimal aussi la respiration, plus sur ça dans pas long) d’un muscle qu’on va par la suite étirer. On fait appel ici à un reflexe d’inhibition musculaire pour accéder à l’amplitude.

De manière générale, c’est une technique qui fonctionne mieux lorsqu’on respecte certaines conditions :
-La première est de ne pas, dès le départ, être dans une position d’étirement, c’est généralement plus efficace de commencer dans une amplitude où l’on ressent très peu d’étirement pour, de là, commencer à faire les cycles de contractions pour en arriver au final à notre position finale de stretch que l’on va vouloir maintenir pendant un temps donné.
Exemple : 5 contractions de 3 secondes suivies d’une période de relâchement dans la position finale de 20 secondes.

-La deuxième condition est de travailler avec ta respiration pour faire en sorte que tu amène ton système nerveux avec toi. Si tu as tendance à retenir ton souffle quand tu t’étire (ou pour toute autre activité pour que je sache) l’effet que ça va avoir c’est que tu vas entretenir un tonus de ton système sympatique plus élevé, ce qui veut dire que tu es plus du côté de la réponse de survie donc métabolisme plus élevé et tension musculaire plus élevée pour pouvoir se défendre plus rapidement. Il y a d’autres influences, mais on va essayer de garder ça simple!
Tu vois alors que c’est intéressant de travailler avec ta respiration et plutôt chercher à faire des grandes expirations quand vient le temps de relâcher la contraction. Tu peux aussi travailler avec la rétention pour amplifier l’effet du relâchement.
Exemple : lorsque tu contracte, tu vas vouloir inspirer et retenir ton souffle pour la durée de la contraction (3 à 6 secondes) et tu relâche ta contraction en même temps que tu vas souffler une longue expiration.

Point bonus : travailler sa capacité de contraction musculaire à différentes amplitudes, entendre ici autant amplitude courte que longue, va faire beaucoup de chemin dans la sphère de renforcement pour la réhabilitation et la prévention de blessures.

Voilà! C’est une des techniques démontrées pour avoir le plus d’impact sur ta flexibilité quand vient le temps de développer des amplitudes inhabituelles (arts martiaux, danse, cirque, etc.). Vas-y molo au début pour t’habituer. Commence avec des contractions à 30% de ta capacité pour éventuellement augmenter à 80-90% dans certains cas!

 

Minute Mobilité #011 – La flexibilité dynamique

 

« L’expression de ta flexibilité est en corrélation directe avec le temps que tu y accorde. »

Encore un sujet de flexibilité, mais cette fois-ci on tombe dans le côté dynamique de la force. Si on se fait une petite revue des 2 premières classes et leur sous classes on a :

-Étirements Statiques
Actifs/passifs

-Étirements Dynamiques
Actifs/passifs

Ici on va discuter plus du dynamique actif vu que c’est notre propre force qui nous amène dans les positions. Donc par définition l’étirement dynamique actif c’est un étirement où on explore l’amplitude de mouvement à l’aide de notre propre force. La question pour le momentum est légitime si l’on considère que si l’on veut aller tranquillement dans le balancier, l’effet sera plus ressenti dans la contraction des agonistes alors que lorsqu’on utilise le momentum, on ressentira plus l’étirement des antagonistes.

Dans la vidéo je mentionne que la plus grande qualité d’un muscle est sa capacité à relâcher. Imaginez l’image suivante : un moine shaolin est très détendu avant de pouvoir effectuer des mouvements d’une rapidité incroyable. Bruce Lee est un autre excellent exemple; sa capacité à générer beaucoup de force et de vitesse étaient des effets de son travail sur le relâchement musculaire.

Quand on regarde du côté de la neurologie, ça suit la même vague : un muscle va avoir un tonus musculaire de base avant même d’avoir reçu une commande de mouvement. C’est la qualité des entrées sensorielles (#tactile #vestibulaire #proprioception – Tu te souviens de la MM#010?) qui enverra l’information à différentes parties du cerveau pour aboutir au motoneurone antérieur pour faire relâcher la tension musculaire afin qu’il puisse y avoir contraction.

C’est sur ces principes que les étirements dynamiques deviennent super intéressants à faire comme échauffement : en travaillant le continuum de contracté/étiré, on stimule et réveille différents récepteurs sensoriels à l’intérieur des muscles, tendons et capsules pour nous aider à avoir un meilleur timing de contraction et une meilleure souplesse en action.

***Différence à noter! Je fais une distinction entre mobilité articulaire et flex dynamique dans le sens que la mobilité est spécifique à l’articulation et la flex dynamique est plus une question de travailler une amplitude multisegmentaire, malgré que les deux puissent se ressembler.

Bon allez – Grouille avant que ça rouille!

Hey ils étaient pas complètement fous sur celle là!!!

Minute Mobilité #010 – Les 3 bases de la pyramide d’apprentissage

 

« Bien bouger est l’effet secondaire d’une excellente maîtrise de la base. »

À chaque fois que je sors d’une formation comme celles de l’Institut IP je reste marqué par la qualité et l’innovation des informations présentées!

Dans notre quotidien, chaque personne arrive avec son expérience personnelle en lien au mouvement et c’est particulièrement vrai dans ce cas ci: la maturité de ton système sensori-moteur relève directement de la stimulation qu’il a reçu pendant son développement. Qu’est-ce que je veux dire par là? Si t’as pas assez marché nu pieds, tu peux avoir une immaturité proprioceptive du membre inférieur. Si t’as pas assez intégré tes mains pour les mobiliser, manipuler des objets, mis du poids dessu avec le rampé… Tu peux avoir une immaturité proprioceptive du membre supérieur. Si t’as pas assez fait de culbutes quand t’étais jeune, t’as peut-être une immaturité vestibulaire… Bref tu vois le principe!

« Oui, mais je me tiens debout! Pourquoi je retournerais marcher à 4 pattes?!? »

Les raisons sont multiples : t’as eu la note de passage pour pas avoir de dysfonction pathologique et t’es capable de fonctionner dans ton « day to day », mais est-ce que t’es à ton plein potentiel? Si t’as des systèmes qui sont pas intégrés pour rester solides dans 100% des situations de la vie stressée qu’on a aujoud’hui, est-ce que c’est possible qu’on développe des douleurs sans qu’il y ait « d’événements traumatiques »?

Ton genou qui a jamais reçu de coup mais qui fait mal, c’est pas juste parce que c’est une « pièce défectueuse », c’est le système qui est en arrière de ta mécanique qui a besoin d’un bon alignement, tout comme la conduite de ton auto a besoin d’un alignement pour user ses pneus de façon égale!

Revenir à la base ne veut donc pas nécessairement dire de retourner faire des abdominaux et des exercices de stabilité, mais bien de retourner stimuler les 3 systèmes sensoriels primaires :

#Vestibulaire

#Tactile

#Proprioception

Concrètement ça veut dire quoi?

-Travailler son équilibre sur une surface ferme (pas de trucs de cirque à se tenir en équilibre sur un ballon!)

-Stimuler la motricité fine de la main et du pied

-Avoir des exercices pour aider le corps à se situer dans l’espace

 

On pourra se revoir dans un autre post pour des exercices à mettre en application! D’ici là, allez marcher dehors un peu pour laisser ces infos infuser tranquillement dans votre cerveau!

Minute Mobilité #009 – L’étirement statique?!?

https://youtu.be/GmG-ktUj7F0

 

« Move smart and then, move more! »

Je fais face au raz de marée aujourd’hui avec l’étirement statique…

Je crois qu’on l’a assez entendu que l’étirement statique est pas bon à faire avant de s’entraîner, mais est-ce qu’on est capable de trouver un moment où on pourrait l’utiliser intelligemment et que ça puisse nous aider dans notre quête de flexibilité?

Je crois qu’on peut garder espoir!

Pour débuter avec le petit bloc science plate : l’étirement statique va avoir tendance à stimuler le reflexe myotatique qui veut que lorsqu’un muscle se fait étirer « passivement », une contraction de ce muscle devrait survenir pour protéger la structure de tout dommage potentiel.

Prend l’exemple du médecin qui te donne un coup de marteau sur le tendon du genou, ta jambe va « kicker » d’elle-même en lien avec ce reflexe là.

Par contre, quand on passe un peu de temps dans la position souhaitée, il va y avoir inévitablement un certain degré de contraction qui va désactiver ce reflexe là, faut aussi prendre en note que c’est toi qui t’amène en position et pas la main divine qui te pousse là…

Donc dans les deux points qu’on va vouloir observer aujourd’hui :

1- Relâcher pour augmenter la performance

2- Passer le plus de temps possible dans la position désirée

 

Passons en revue notre premier point : Relâcher pour augmenter la performance. Quand on se penche un peu du côté des arts martiaux, on a ce concept qui dit que le moins de tension que tu conserve, le plus rapide et le plus efficace tu peux être. J’amène aussi la mention des danseurs : très légers dans leurs mouvements pour démontrer une souplesse parfois impressionnante. Quand je m’entraînais du côté de l’ADD on avait un dicton qui disait que le bruit est le son de l’inefficacité, en outre, si t’es rigide, tu perds beaucoup d’énergie dans tes mouvements et déplacements. Ça peut donc être intéressant d’avoir quelques exercices d’étirements en poche quand t’es dans un milieu de performance pour constamment avoir un « reset » pour ta tension. L’idée ici c’est pas de passer une durée stupide de temps dans un étirement statique, c’est juste de bien gérer pour avoir la dose minimum efficace pour relâcher sans se « refroidir ».

Pour notre 2e point : Passer le plus de temps possible dans la position désirée. Comme je mentionnais dans la vidéo, le corps a la faculté incroyable de s’adapter à ce qu’on lui impose, c’est donc logique de croire que le 15 à 30 secondes, 3 fois par semaine que tu passe dans une position pour t’étirer ne fasse pas un pli sur la différence de ta flexibilité… D’où l’idée de trouver des occasions de passer du temps dans des positions de flexibilité pendant que tu pitonne sur ton ordi ou que tu regarde la télé.

En plus, les animaux nous aiment bien quand on passe du temps au sol!

Je viens de lire un auteur qui prône le 1000 répétitions d’un mouvement ou 1000 minutes passées dans une position. Ça renforce l’idée qu’on est en train d’installer… Et voyant ce que le gars est capable d’accomplir, j’ai tendance à croire qu’il applique ce qu’il dit :

Visitez son site acrobolix.com pour en apprendre plus sur son travail. C’est vraiment impressionnant!

 

Bon allez, si tu veux un point de départ, commence à travailler au sol ou fait le 5 minute squat challenge, c’est une bonne façon de commencer!

 

Bouger est un choix, je peux pas le faire pour toi!

Minute Mobilité #008 Pourquoi je progresse pas?

 

« If it doesn’t challenge you, it doesn’t change you! »

Pourquoi je ne vois pas de progression quand que fais mes étirements?

Les raisons peuvent être multiples mais dans les principales, on peut retrouver

  1. Pas assez d’étirements ou pas les bons étirements.
  2. Trop d’étirements.
  3. Pas au bon moment.

Si on passe en revue chacun des points :

1. Pas assez d’étirements ou pas les bons étirements.

Ce que je veux dire par là et c’est ce qui arrive le plus souvent : tu t’entraînes 4-5 fois par semaine, ce qui équivaut généralement à 4-6h d’entraînement dépendamment de la durée de tes entraînements. Dans ton stretching tu vas faire un maigre 5-15 minutes ici et là ce qui fait qu’au final, ton volume d’entraînement est de 4h d’entraînement pour 1h de mobilité… Ça c’est si t’est vraiment assidû parce qu’en général c’est beaucoup moins que ça!!!

Dans le même ordre d’idée, si dans ta sélection d’exercices pour t’étirer tu y vas toujours avec du petit stretching passif, la stimulation est pas assez forte pour créer un changement. Relis la ligne d’intro : « If it doesn’t challenge you, it doesn’t change you! » C’est assez simple comme concept.

2. Trop d’étirements.

À l’autre opposé du spectre de personnes qui s’entraînent, on peut retrouver ceux qui s’étirent vraiment tout le temps. Je vois deux problèmes avec ça.

Le premier : à vouloir trop t’étirer, tu en viens à créer de l’inflammation et de l’irritation au niveau de tes tissus ce qui, by the way, est jamais une bonne chose. Si le feu est pris dans ta maison, commence par arrêter de mettre du gaz dessu!

Le deuxième : si tu as une dysfonction, si tu as un problème, cette tension est probablement là pour faire en sorte que ton corps peut continuer de faire ses mouvements. C’est ce qu’on appelle un mécanisme de compensation. Enlève lui cette béquille là et c’est courir après les problèmes parce que tu ne lui offre pas d’autres options. Dans ces cas là, c’est récidive après récidive de tension qui sont toujours de retour parce que la CAUSE de la tension est pas adressée.

3. Étirements au mauvais moment.

Je ramène le point 1, si tu fais juste un peu de stretching à la fin de ton entraînement, le bruit, la stimulation de ton entraînement est assez forte que le stretching est comparable à un chuchottement dans une scierie, c’est certain que c’est comme si ça existait pas parce que le bruit autour est beaucoup trop fort! Ce que tu dois considérer alors est d’avoir une prériode de temps réservée exclusivement à ton entraînement de flexibilité pour que ton corps puisse comprendre ce que tu lui demandes!

 

Alors soit plus réfléchi sur tes façons d’appliquer ces concepts et tu risque d’avoir beaucoup plus de succès dans ta pratique!

Continue de bouger et on se reparle bientôt!

« S’améliorer est un choix.
Bien gérer ses priorités c’est s’assurer de pouvoir continuer de jouer pendant longtemps. »

Minute Mobilité #007 Mobilisations des hanches

« If it doesn’t challenge you, it doesn’t change you! »

Aujourd’hui, on descend un étage plus bas pour travailler un peu plus la mobilité au niveau du bassin. Une des pires choses à être arrivées dans nos vies est probablement le confort d’avoir une chaise. Ce que ça a provoqué? Une épidemie de hanches moins mobiles et des dos qui ont commencé à souffrir de ce manque de mouvement. L’épidémie est assez répandue que si tu prends le temps d’observer un peu, la majorité de notre temps est passé dans une chaise, que ce soit à la maison, au travail ou dans l’auto entre les deux…

Pensez-y un peu : si les hanches bougent moins et que le corps a quand même besoin de bouger pour accomplir des actions du quotidien comme se pencher pour attacher ses souliers, par où vas-t-il y arriver? Par une compensation! Cette compensation est trop souvent comblée par le bas du dos qui en vient à prendre tout le mouvement nécessaire pour fonctionner alors que ses « capacités » à bouger sont plutôt restreintes.

Qu’est-ce qui se passe quand quelque chose qui est pas tant fait pour bouger, se met à bouger en double parce que son voisin d’en bas fais pas son travail? Exact! Je ne connais personne qui a une job et qui travaille pour deux sans être irrité dans le processus. Le dos est donc souffrant et nous la meilleure qu’on trouve à faire avec ça, c’est de mettre notre microscope sur le dos et oublier tout ce qui se passe autour parce que c’est là que ça fait mal. Mais laisse moi te poser une question : Dans une agression, c’est la victime ou l’agresseur qui crie le plus fort?

Le dos c’est notre victime! On doit arrêter de se fixer sur la douleur et regarder un peu ailleurs! Une de nos options c’est les hanches.

Donner plus de mobilité aux hanches va avoir un impact majeur sur toute la mecanique du dos jusqu’à atteindre les épaules et le cou! Tout est relié d’une façon ou d’une autre!

Et pense à ça : c’est quand la dernière fois que tu t’es assis avec les jambes sur le côté comme ça?

Les hanches ont besoin de bouger et ce, dans plus que l’amplitude que ça te prend pour t’asseoir dans une chaise ou un fauteuil!

En travaillant cet exercice là, tu vas commencer à développer un peu plus de mobilité pour tes hanches et un peu plus de stabilité pour ton dos. Il y a juste des heureux dans une combinaison comme celle-là!

Un petit supplément dans l’exercice est d’aller chercher l’extension de la hanche dans le mouvement.

Avec ça, tu vas développer un peu plus de force et de contrôle dans les fessiers ce qui est jamais une mauvaise chose à avoir en plus que des fesses fortes c’est aussi des belles fesses et ça, c’est jamais une mauvaise chose à avoir!

Allez! C’est le cas de le dire : Va te bouger les fesses!

« S’améliorer est un choix.
Bien gérer ses priorités c’est s’assurer de pouvoir continuer de jouer pendant longtemps. »

Minute Mobilité #006 Préparation Skin The Cat

« If it doesn’t challenge you, it doesn’t change you! »

Dans le dernier article, on a parlé d’une composante super importante pour la santé de tes épaules qui est l’extension thoracique.

Si tu sais pas de quoi je parle, passe faire un tour de ce côté avant de poursuivre :

Minute Mobilité #005 L’extension Thoracique

Donc, dans notre quête d’équilibre de notre corps et de ses composantes on retrouve la composante d’extension. (La flexion de l’épaule étant un mouvement vers le haut, l’extension s’avère alors être un mouvement vers l’arrière)

Exemple de flexion :

Exemple d’extension :

Une des situations les plus fréquentes de l’épaule est que nous avons beaucoup de tension au niveau du biceps, du deltoide antérieur et des pectoraux. Cette problématique va aller jusqu’à affecter ta posture de façon à courber tes épaules vers l’avant.

Je propose donc un exercice préparatoire qui te requiert un minimum d’équipement, à savoir une bande élastique et une conscience de ton corps. Ce qui est bien de cet exercice est qu’on peut cibler plusieurs composantes que l’on recherche à l’intérieur d’un même exercice; plus d’efficacité en moins de temps = on aime ça!

Garde en tête que c’est un exercice qui va te mener à quelque chose de plus complexe et plus difficile donc c’est important de payer son dû en préparation pour pouvoir avancer sécuritairement au niveau suivant.

Le set-up est simple, trouve une façon d’accrocher ta bande élastique à une barre haute ou à un cadre de porte et place toi en position pour procéder.

Le point principal à se souvenir est d’aller chercher une rotation interne complète de l’épaule à l’intérieur du mouvement. Quand t’es dans cette position de rotation interne, je veux que tu pousse ton bras vers le bas. Tu devrais sentir le devant de ton épaule et ton pectoral s’étirer et contracter. Rinse et répète le processus quelques fois.

Évidemment pour plus de difficulté tu peux avoir une bande élastique plus grosse ou simplement t’éloigner de ton point d’ancrage pour augmenter la tension sur la bande.

Cet exercice saura bien échauffer ton épaule quand tu l’utilise au début de ton entraînement et ça va aussi te préparer à mettre plus de poids sur ton articulation dans cette position.

Souviens toi :

Specific
A
daptation
I
mposed
D
emand

Les tissus de notre corps s’adaptent à ce qu’on lui offre comme exposition :

La fonction dicte la forme et la forme dicte la fonction.

C’est cette capacité d’adaptation hors du commun qui nous a permis, en grande partie, d’être ce que l’on est aujourd’hui.

Quand tu aura passé du temps dans cette position là, on pourra commencer à discuter de l’étape suivante!

D’ici là, bouge tes fesses et va me mobiliser ça cette épaule là!

« S’améliorer est un choix.
Bien gérer ses priorités c’est s’assurer de pouvoir continuer de jouer pendant longtemps. »

Minute Mobilité #005 L’extension Thoracique

 

« If it doesn’t challenge you, it doesn’t change you! »

L’extension thoracique est un sujet de plus en plus en vogue avec l’augmentation du sédentarisme et de nos environnements non-adaptés à des corps qui sont faits pour bouger.

Souvent on va penser à étirer les épaules pour augmenter notre mobilité, mais on oublie que, biomécaniquement parlant, 120 degrés de flexion sont donnés par l’articulation de l’épaule et l’autre 60 degrés de flexion sont donnés par le mouvement de l’omoplate et d’extension de la cage thoracique. Ce qui veut dire que si tu sais pas comment distinguer les deux, tu risque de passer à côté de quelque chose de pas mal intéressant!

On a tous déjà entendu parler des impacts d’une mauvaise posture autant pour la santé mentale que pour la santé physique, ça pourrait donc être bien d’avoir concrètement des façons de travailler ça pour s’éviter des problèmes.

Le premier exercice proposé est un exercice de sphinx: en appui sur les avants bras, tu veux relever le tronc (non pas autant que ça, on joue pas à qui peut monter le plus haut!!!)
Tu veux t’assurer que le bas de ta cage thoracique soit encore appuyée dans le sol. Ce qu’on travaille est vraiment la mobilité du devant de ta cage thoracique et non pas la capacité de ton dos à plier pour te relever le tronc.

Donc en appui sur les coudes, la cage thoracique au sol et tu te sort le « chest »!

Le deuxième exercice c’est un travail d’extension thoracique actif. Tu veux relever seulement le haut de ton tronc. C’est une extension THORACIQUE et pas une extension LOMBAIRE.
Tu dois être en mesure de faire la distinction et de contrôler chacun indépendamment de l’autre. Ça veut pas dire que tu vas y arriver du premier coup mais au moins tu travaille pour y arriver.

Si tu as des difficultés avec la mobilité de tes épaules, je suis prêt à gager que t’es pas top dans le contrôle de ces éléments là.

Tu peux les considérer comme un bon point de départ pour commencer à travailler tes fondations!

« S’améliorer est un choix.
Bien gérer ses priorités c’est s’assurer de pouvoir continuer de jouer pendant longtemps. »

Minute Mobilité #004 L’information Toxique

“Iron rusts from disuse; water loses its purity from stagnation… even so does inaction sap the vigor of the mind.”
Leonardo da Vinci

L’information est toxique…

Savoir des choses c’est bien, parfois, trop en savoir c’est moins bien!

Une des erreurs les plus fréquentes, et c’est un défaut naturel de l’être humain, c’est de vouloir avoir le plus d’information sur un sujet avant de prendre action. On veut la meilleure technique, le meilleur outil, la potion magique qui va faire en sorte qu’on va pas « perdre » notre temps à faire quelque chose qui marche juste à moitié. Le temps est notre denrée la plus précieuse et une qu’on ne récupère pas lorsqu’elle est passée! C’est donc normal de vouloir le meilleur pour avoir plus de temps à aller gaspiller ensuite ailleurs: du genre aller regarder des photos Instagram de monde cool qui font des trucs impressionnants et ainsi diminuer notre estime de ce qu’on peut accomplir, ou pas … (autre sujet en devenir!)

Procrastination quelqu’un?

Cette stratégie là possède un défaut majeur qui est de nous garder dans notre tête et dans l’analyse.

Trop penser est un problème, trop penser t’aidera pas à faire un split et trop penser t’aidera pas non plus si tu veux sortir ton auto d’un banc de neige!

Qu’est-ce qu’on fait pour y remédier?

On commence avec une action, la plus simple possible! Ça peut être un étirement, un exercice de renforcement ou aller chercher une pelle!

Dans cette action, on veut:

  • Évaluer notre point de départ
  • Appliquer pendant une période de temps, disons 30 jours
    (Peut-être pas pour sortir ton auto du banc de neige…)
  • Ré-évaluer pour voir s’il y a du progrès
  • Appliquer les modifications nécessaires pour: continuer ou changer de direction

On peut revoir le même concept dans le graphique suivant :

C’est la base d’acquisition d’une nouvelle habitude. Tu veux pas avoir tellement de nouvelles choses en même temps à intégrer que tu vas te perdre, et en même temps le processus doit être facile: On aime pas compliqué… On fuit compliqué comme la peste…

Le mot d’ordre est ACTION!

1 objectif, une expérience à la fois!

Ce sera alors plus facile aussi d’identifier ce qui fonctionne pour toi, qui est probablement différent de ce qui fonctionne pour la fille cute sur Instagram…

« Bouge aujourd’hui parce que tu le peux car demain tu ne le pourra peut-être plus! » -Ido Portal