Minute Mobilité #020 – La proprioception


« La proprioception (formé de proprio-, tiré du latin proprius, « propre », et de [ré]ception) ou sensibilité profonde désigne la perception, consciente ou non, de la position des différentes parties du corps. »
-Wikipedia

Je suis toujours surpris quand je vois des termes être garochés sans trop prêter attention à la signification précise du terme… C’est probablement un des défauts de la langue d’aujourd’hui qui n’a plus aucune rigueur et qui s’adapte trop à une génération qui a des difficultés d’apprentissage (ou c’est peut-être juste le système qui ne répond plus à ce que l’apprentissage est vraiment, mais bon, c’est un autre débat!)

Pour aujourd’hui, la proprioception! Quand tu entend proprioception, tu as probablement l’image de quelqu’un qui fait des exercices en tenant en équilibre sur un ballon. Personnellement, cette représentation fait défaut dans le sens où proprioception inclut aussi vestibulaire, qui sont en soi deux systèmes complètements différents mais complémentaires dans l’acquisition d’informations pour pouvoir permettre une posture verticale qui peut produire du mouvement.

Dans la vidéo, je parle de l’analogie avec la robotique: dans un système robotique, le programme doit avoir l’information de la position de départ et de la position d’arrivée pour pouvoir « lancer » une commande qui va faire bouger la structure. Le corps humain, étant beaucoup plus complexe, est programmé pour assurer sa survie d’abord et avant tout, ce qui fait que lorsque des informations sont manquantes ou inexactes, on a quand même la capacité de bouger pour pouvoir fuir d’un prédateur ou acquérir de la nourriture… Mais à quel prix?

Dans un système qui reçoit des informations inexactes, chaque mouvement sera compensé pour tenter d’arriver à un résultat similaire mais avec un chemin beaucoup plus complexe et probablement aussi beaucoup plus énergivore que le chemin initial qui n’a pas de compensations.

Ce qui, au final, revient à dire que ce n’est pas que les exercices d’équilibre sont mauvais, bien au contraîre, il sont probablement plus bénéfiques que ce que l’on peut s’imaginer, mais dans l’environnement où ils sont exécutés, il y a matière à raffinement… Mais je divague, l’équilibre c’est pour la prochaine capsule!

Au final 2.0, la proprioception est une aptitude à travailler en isolation avant de la travailler en intégration.

Avec quels exercices? Ceux que je démontre dans la vidéo sont un excellent point de départ! Simplement commencer graduellement pour laisser le corps s’adapter et mettre l’emphase sur les deux points suivants:

  • Précision: le bout du doigt touche le bout du nez; pas un peu à côté, directement, dans le sens de bout à bout!
  • Rythme: quand la précision aura pris place, c’est le temps d’installer du rythme pour accéder aux niveaux supérieurs d’intégration dans le cortex cérébral, plus spécifiquement via le cervelet. Donc part une chanson lente ou un métronome et suis le tempo, comme de la danse!

Si tu veux vraiment voir l’impact de la proprioception sur ta mobilité, fais le test: mesure une amplitude articulaire en terme d’amplitude et de confort, fais les exercices et refais le test d’amplitude pour voir si certains éléments sont différents; si ta proprioception a besoin d’amour, tu vas sentir la différence!

Rigueur et constance font la différence!

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