Minute Mobilité #004 L’information Toxique

“Iron rusts from disuse; water loses its purity from stagnation… even so does inaction sap the vigor of the mind.”
Leonardo da Vinci

L’information est toxique…

Savoir des choses c’est bien, parfois, trop en savoir c’est moins bien!

Une des erreurs les plus fréquentes, et c’est un défaut naturel de l’être humain, c’est de vouloir avoir le plus d’information sur un sujet avant de prendre action. On veut la meilleure technique, le meilleur outil, la potion magique qui va faire en sorte qu’on va pas « perdre » notre temps à faire quelque chose qui marche juste à moitié. Le temps est notre denrée la plus précieuse et une qu’on ne récupère pas lorsqu’elle est passée! C’est donc normal de vouloir le meilleur pour avoir plus de temps à aller gaspiller ensuite ailleurs: du genre aller regarder des photos Instagram de monde cool qui font des trucs impressionnants et ainsi diminuer notre estime de ce qu’on peut accomplir, ou pas … (autre sujet en devenir!)

Procrastination quelqu’un?

Cette stratégie là possède un défaut majeur qui est de nous garder dans notre tête et dans l’analyse.

Trop penser est un problème, trop penser t’aidera pas à faire un split et trop penser t’aidera pas non plus si tu veux sortir ton auto d’un banc de neige!

Qu’est-ce qu’on fait pour y remédier?

On commence avec une action, la plus simple possible! Ça peut être un étirement, un exercice de renforcement ou aller chercher une pelle!

Dans cette action, on veut:

  • Évaluer notre point de départ
  • Appliquer pendant une période de temps, disons 30 jours
    (Peut-être pas pour sortir ton auto du banc de neige…)
  • Ré-évaluer pour voir s’il y a du progrès
  • Appliquer les modifications nécessaires pour: continuer ou changer de direction

On peut revoir le même concept dans le graphique suivant :

C’est la base d’acquisition d’une nouvelle habitude. Tu veux pas avoir tellement de nouvelles choses en même temps à intégrer que tu vas te perdre, et en même temps le processus doit être facile: On aime pas compliqué… On fuit compliqué comme la peste…

Le mot d’ordre est ACTION!

1 objectif, une expérience à la fois!

Ce sera alors plus facile aussi d’identifier ce qui fonctionne pour toi, qui est probablement différent de ce qui fonctionne pour la fille cute sur Instagram…

« Bouge aujourd’hui parce que tu le peux car demain tu ne le pourra peut-être plus! » -Ido Portal

Minute Mobilité #003 Traiter la flexibilité comme de la force

“Iron rusts from disuse; water loses its purity from stagnation… even so does inaction sap the vigor of the mind.”
Leonardo da Vinci

Traiter la flexibilité comme la force…

Souvent quand on pense flexibilité on va voir quelqu’un faire quelques étirements à la fin d’un entraînement en se disant que cette personne prête attention à sa flexibilité. C’est ce qu’on se dit : « Je vais faire un peu de stretch à la fin de mon training et ça va être parfait! » Le problème avec ce genre d’approche c’est que c’est pas systématique et c’est pas pris au sérieux. Et en plus de ça, les connaissances générales qui nous ont été transmises par rapport aux étirements sont très primitives à défaut de trouver un meilleur mot. Résultat? Je devrais plutôt dire « manque de résultats »! Sans entrer dans le détail vu que ce sera le sujet d’un autre post, mais je vais dire ceci : ton corps comprend pas ce que tu fais ni ce que tu veux atteindre comme objectif quand tu fais un peu d’étirements à la fin d’un gros training.

La stimulation de ton entraînement (le bruit dans la pièce) est beaucoup trop forte pour le chuchotement que sont les quelques étirements que tu fais à la fin!

Comment on remédie au problème?

C’est le temps de commencer à prendre ta flexibilité au sérieux et avoir une méthode à l’intérieur d’un océan de folie!

Commence par séparer ton entraînement de force et le développement de ta flexibilité en deux séances différentes parce que c’est réellement deux objectif opposés et tu peux pas avoir le bacon et l’argent du bacon, ça marche juste pas!

Après ça, au lieu de faire un étirement juste une fois, commence à penser en termes de séries et de répétitions. Au final, ton corps s’adapte à ce que tu t’expose le plus souvent, tu veux donc passer plus de temps à « travailler » dans tes différentes positions d’étirements pour que ça s’enregistre comme quelque chose que t’utilise souvent donc, doit être facilement accessible.

Il faut apprendre à travailler avec son corps, et pas contre…

« Bouge aujourd’hui parce que tu le peux car demain tu ne le pourra peut-être plus! » -Ido Portal

Minute Mobilité #002 Flexibilité et Mobilité

 

“Iron rusts from disuse; water loses its purity from stagnation… even so does inaction sap the vigor of the mind.”
Leonardo da Vinci

Pour bien travailler les bonnes choses, on doit d’abord être clair sur les termes; si je te parle d’oranges, je te parle pas d’une lampe!

Flexibilité se dit de la POSSIBILITÉ d’accéder à une amplitude de façon ACTIVE ou PASSIVE. Tu peux donc te laisser descendre dans un split (passif), avoir quelqu’un qui prend ta jambe pour l’amener au dessus de ta tête (passif) ou tu peux toi-même amener ta jambe à la tête de cette personne (actif)!

Abordons la discussion avec le côté passif : le discours est assez bref de ce côté et voici pourquoi : lors d’un étirement passif, nous avons ce qui est appelé le réflexe myostatique qui fait en sorte de contracter INVOLONTAIREMENT un muscle lorsque celui ci est étiré de façon passive, sans contraction, aucune, rien, nada…
Repense à ton objectif de vouloir t’assouplir et relis les 4 dernières lignes. Ce mécanisme est présent afin de protéger l’articulation d’une potentielle blessure en se rendant dans une amplitude incontrôlée.

Passons au point suivant…

Différentes qualités peuvent se distinguer dans cette catégorie nommée ACTIVE :

-Statique ou isocinétique : se dit d’une action SANS mouvement – contracter ta jambe pour la maintenir le plus haut possible sans bouger (généralement avec une amplitude limitée par ta force). Permet de stimuler des mécanismes d’inhibition de muscles agonistes/antagonistes.

-Dynamique : se dit d’une action AVEC mouvement – balancer ta jambe le plus haut possible pour atteindre la tête de ton ami ou de quelqu’un que t’apprécie pas particulièrement (une des méthodes qui te donne accès à plus d’amplitude facilement)

-Ballistique : une question de momentum commence à faire surface dans la composante ballistique. Une approche plus propice aux blessures si on ne sait pas comment bien s’y prendre. Un accompagnement par quelqu’un qui sait comment s’y prendre est recommandé!

-PNF : ou « contract/release », cette approche est utilisée pour développer de la force à l’intérieur d’une amplitude agrandie. 2 mécanismes sont en fonction : en premier lieu, la contraction amène une augmentation de la force dans l’amplitude donnée, et en second lieu, le réflexe d’inhibition fait en sorte que, suite à la contraction, le muscle peut être étiré plus loin via un mécanisme qui fait en sorte que ton muscle a une capacité réduite à se contracter après une contraction isométrique. C’est une des méthodes les plus couramment utilisée pour développer la flexibilité.

Ensuite vient la question de mobilité,

La mobilité est définie comme la capacité à te déplacer à l’intérieur d’une position. Les notions de contrôle et de mouvement sont ainsi présentes. J’ajouterais une 3e composante, optionnelle, mais qui incluerait une articulation sous charge. La loi d’adaptation spécifique à une demande imposée (SAID – Specific Adaptation to Imposed Demand) est réellement ce qu’elle dit; si une articulation n’est jamais exposée à une certaine amplitude sous une certaine charge, les tissus ne seront pas adaptés à supporter quoi que ce soit. C’est bien connu avec les chevilles et les genoux, on nous a bien dressés à penser que:

« Le genou doit rester impérativement au dessu de la cheville sans dépasser les orteils! »  -Tu peux tweeter ça pour induire le monde en erreur!

Mais regarde la majorité des sports d’aujourd’hui, regarde quelqu’un monter un escalier, regarde une position aussi primale que le squat, qu’est-ce qui revient souvent? Le genou va dépasser les orteils. Je sais pas pour vous, mais j’aime pas vivre dans une boîte qui me dit que je ne peux pas faire tel ou tel mouvement. Les maîtres Shaolin les premiers exemples que notre corps est capable de bien plus que ce que nos croyances nous laissent croire!

Et parlant de croyances limitantes, ce sera le sujet d’une autre capsule!

« Bouge aujourd’hui parce que tu le peux car demain tu ne le pourra peut-être plus! » -Ido Portal